La relocalisation des datacenters

Quand on parle de Cloud Computing ou d’infrastructures IT, on pense immédiatement aux grands datacenters ou aux infrastructures géantes des fournisseurs dont les centres de données peuvent dépasser 100 000 m2 et les 200 000 serveurs ! Mais aujourd’hui une autre tendance se dessine. Le datacenter est la première brique technique de l’économie numérique. Il faut qu’elle soit fiable et résilience.

L’accroissement des datacenters locaux et régionaux est un phénomène important. Pour un acteur tel que Schneider Electric, ce marché pèse 60 % de la division « solution datacenter ». Tout sauf marginal. L’usage du cloud se développant en France, la demande en ressources va s’accroitre et pas uniquement chez les gros fournisseurs : les opérateurs régionaux ont un marché à prendre. 

Le datacenter de proximité, petit ou moyen, répond à une demande des entreprises locales. Elles demandent des services IT récents et disponibles mais préfèrent parler à des partenaires locaux et non aux géants du numérique : trop loin, trop gros et qui ne connaissent pas ou peu le terrain et la réalité au quotidien. L’avantage de ces datacenters est une taille réduire en surface, un nombre limité de serveurs mais suffisant pour absorber la demande et un investissement réduit. Car finalement, est-ce que l’entreprise a besoin d’utiliser des services Azure quand un simple IaaS / PaaS suffit ? 

La demande des micro-datacenters explose

Le micro-datacenter est donc une réelle tendance tout comme le Edge computing qui est finalement un datacenter local avec un petit nombre de serveurs mais équipé de tous les éléments de stockage et de réseau. Si hier, une TPE / PME avait quelques serveurs dans une salle fermée à clé, mal ventilée, parfois à l’administration douteuse, aujourd’hui, les données sont de plus en plus critiques et il faut une sécurité de plus en plus forte. C’est pour répondre à ces besoins que les constructeurs proposent des datacenters au format tout-en-un tenant des boites comprenant la baie, l’alimentation, l’onduleur, la sécurité d’accès, un système anti-incendie, la partie réseau et les outils d’administration, sans oublier la ventilation, le tout fonctionnant le plus silencieusement possible. 

Pour gérer des parcs d’IoT et de capteurs divers, pour gérer une entreprise, des entrepôts, il est souvent important d’avoir des traitements locaux. L’analytique lourde, l’agrégation de x flottes d’IoT se feront dans un « cloud central ». Ainsi, on minimise les trafics réseaux et on peut améliorer la latence réseau. La latence est un facteur critique pour certains usages. 

Ces micro-datacenters peuvent ressembler à de gros boitiers jusqu’aux plus grosses armoires telles que le Schneider Electric Smart Bunker que l’on peut directement exploiter en usines.

Oui ces solutions reviennent plus chères qu’un simple serveur mais l’avantage est de pouvoir déployer une véritable infrastructure avec des mécanismes de sécurité élevés et pack technique prêt à l’emploi. 

Nous aurons l’occasion de revenir sur ces questions très prochainement. 

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