Covid-19 : le trafic Internet grimpe, mais les tuyaux tiennent

Avec la vague de la pandémie Covid-1, les chiffres des trafics télécoms et internet explosent. Dans l’Italie verrouillée, Telecom Italia annonce que la hausse du volume des données sur les lignes fixes est supérieure à 90%, et de plus de 30% pour les données mobiles. Et selon Microsoft, le trafic sur le Milan Internet Exchange a augmenté de 150%.

Même constat chez les e-commerçants : en Italie, toujours, qui sert d’étalon à la crise en Europe, le trafic sur Aamazon est passé d’une moyenne de 5 gigabits par seconde avant l’épidémie à environ 20 Gbit/s depuis que les Italiens sont confinés.

Quant aux gouvernements, ils appellent les utilisateurs à la raison et invitent en particulier les plateformes de streaming vidéo (Netflix, YouTube, etc.) à réduire les débits. Mais la consommation des réseaux s’accélère…

Et pourtant, les réseaux tiennent

La panne des réseaux est un scénario que tous les pays craignent, et la pandémie fait figure de test grandeur réelle. Scénario qui depuis quelques jours est devenu improbable. Certes, le risque que l’Internet tombe est bien réel, et avec lui une partie de nos économies. Mais dans les faits, on déplore des surcharges, quelques ruptures, une baisse de régime généralisée à certaines heures, mais pas de crise.

Les acteurs du datacenter et du cloud ont leur part dans ce succès. Les capacités de stockage, de traitement et de transport des données offrent des performances et des réserves suffisantes pour affronter la vague et tenir. Sans oublier la démultiplication des capacités techniques des réseaux. Seule ombre au tableau, les actes mafieux qui exploitent la paranoïa et la publicité du coronavirus se multiplient plus rapidement encore. On ne peut pas tout avoir, une infrastructure internet qui tient la route et des hackers vertueux…

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