Socomec a 100 ans – Les secrets de la réussite

Socomec est entré dans le cercle restreint des entreprises familiales françaises centenaires et réalisant plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est en Alsace, sur le site de Benfeld qui réunit le siège, la principale usine, mais aussi la R&D, qu’Ivan Steyert, le PDG de Socomec et descendant du fondateur, et Michel Krumenacker, son DG, nous ont reçus pour célébrer les 100 ans du groupe.

Un équipementier du datacenter, qui plus est une entreprise familiale française, qui fête ses 100 ans, c'est plutôt rare. Durant toute la semaine, nous consacrerons des articles à Socomec.

Un peu d’histoire, tout d’abord. C’est donc en 1922 que Joseph Siat se lance, dans son abri de jardin (à défaut de garage pour une start-up avant l’heure) dans la fabrication d’équipements électriques, interrupteur à levier, coupe-circuit, isolateur, etc. La société prend le nom de Société des Ateliers de Construction Electro-Mécanique du Bas Rhin. Dès 1948, l’entreprise familiale adopte une approche sociale (nous y reviendrons) avec la création du premier comité d’entreprise. En 1953, elle prend le nom Socomec.

En 1965, Socomec crée son laboratoire de puissance électrique, le deuxième laboratoire privé de France. En 1968, la société se lance dans les onduleurs « pour faire face aux risques que peut faire peser une interruption brutale du courant électrique sur les installations électriques critiques ». En 1974, elle lance l’interrupteur Sirco, premier interrupteur industriel compact en boîtier moulé, succès assuré. Après la coupure et la conversion d’énergie, Socomec intègre au début des années 90 une nouvelle expertise : la mesure. 

Après la création d’une troisième usine, les décennies 1990 et 2000 seront consacrées à la mondialisation. Dont en 1998 l’acquisition de l’italienne Sicon dans les onduleurs de petite et moyenne puissance. En 2003, Socomec installe une usine en Tunisie, aux standards techniques et sociaux européens, destinée à la production de masse. Puis viendront en 2014 la création d’E’nergys, la branche régionale des services digitaux pour accompagner la transition énergétique, qui ne cesse de grossir (en partie par croissance externe). Enfin, de 2017 à 2019 Socomec affiche son ambition américaine avec les acquisitions de CCS à Denver, Powersmiths à Toronto et Boldswitch à Chicago.

Ajoutons la création en 2015 du Tesla Power Lab, laboratoire d’essais certifié Body Test Lab, au siège de Socomec, et plus récemment, en 2020, la création d’un Pôle Innovation d’intelligence collective.

Michel Krumenacker, DG, et Ivan Steyert , PDG de Socomec et descendant du fondateur

100 ans bien remplis, quels sont les raisons de ce succès ?

Pour Ivan Steyert, ce succès tient dans « un double ancrage historique, dans le passé et tourné vers le futur, et dans l’héritage humaniste. Nous plaçons les hommes et les femmes au cœur du business ». Le secret selon le descendant du fondateur, tient dans “la constance dans le temps avec une vision sociale, citoyenne et environnementale, et la capacité  à être acteur de notre temps, à l’origine la mécanique, puis l’électro-mécanique, et aujourd’hui la digitalisation”.

Le datacenter est le premier marché de Socomec. “Il est à la confluence de tendances majeures, dont l’efficacité énergétique, que nous abordons avec trois technologies : la mesure intelligente et le monitoring des réseaux ; la coupure de l’arc électrique, notre activité historique ; et aujourd’hui le courant continu, comme les énergies renouvelables.

Nous nous projetons dans l’avenir avec confiance, on sait d’où on vient, et l’énergie est un facteur de transformation, autour de quatre pôles : le conseil en énergie, l’ingénierie de solutions, l’exploitation et la maintenance, afin de proposer la chaîne complète. Jusqu’à devenir opérateur de datacenter localement. 

La stratégie de croissance externe

Nous avons interpellé le directeur général Michel Krumenacker sur la stratégie de croissance externe de Socomec : “Avec les moyens d’une ETI, nous investissons dans des écosystèmes numériques ouverts, ce qui nous permet de mutualiser les investissements. C’est ainsi que nous avons réalisé trois acquisitions au Canada et aux Etats-Unis. C’est notre stratégie en Europe et en Amérique du Nord. En Asie, nous privilégions les partenariats.”

“En France, nos acquisitions d’installations nous permettent de mailler le territoire sur la GTB, pour les services et pour monitorer. Notre objectif est de combiner GTB et instrumentation de Socomec. Nous devons aller vite pour rester dans la course.” 

Socomec réalise 50% de son chiffre d’affaires dans les services et les onduleurs, et 35% dans la coupure. Le groupe est leader mondial dans la coupure en courant continu.

Pour en savoir plus sur Socomec, nous vous invitons à consulter le dossier de presse ci-dessous :

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