IBM se scinde de nouveau et crée une spin-off avec ses services d’infrastructure

C’est la quatrième transformation majeure d’IBM en 109 ans d’histoire qu’a lancée Arvind Krishna, qui a succédé à Ginni Rometty en avril. Le nouveau CEO a annoncé la spin-off de l’unité des services d’infrastructure.

La nouvelle unité, qui regroupe le hardware et les services technologiques, affiche 4 600 clients dans le monde et dispose d’un carnet de commandes de 60 milliards de dollars.

Après les imprimantes, les PC et les serveurs, IBM va donc franchir un nouveau pas vers le tout logiciel et les services cloud. L’objectif de Arvind Krishna est de relancer IBM sur le cloud computing à plus forte marge, en se coupant des services hardware à faible croissance. Une activité historique que beaucoup d’analyste accusent de freiner la croissance du groupe.

Ambitieux, IBM veut (re)devenir le leader des logiciels et services de cloud hybride. En 2018, pour faciliter cette transition, IBM a dépensé 34 milliards de dollars pour acheter le n°1 des logiciels open source Red Hat.

L’analyse de Ted Schadler, VP & Analyste Principal chez Forrester, à propos de l’annonce d’IBM :

1 – Arvind s’est engagé à revenir à la croissance, en utilisant le cloud hybride et les analytics/l’IA comme bases. Cela signifie qu’il doit rationaliser l’entreprise pour se concentrer sur ces opportunités d’application et de transformation du business digital, tout en laissant les autres parties de l’entreprise libres de poursuivre leur propre voie de croissance et de profit.

2 – Les services d’infrastructure sont une activité en déclin depuis des années. Il s’agit d’une proposition de valeur du type “nous vous ferons payer moins cher” pour les DSI qui cherchent à se retirer du secteur de la gestion des infrastructures. En réalité, il existe de grandes possibilités d’utiliser l’automatisation et la migration vers le cloud pour rationaliser les coûts et les besoins en capitaux des infrastructures. NewCo peut donc également suivre une voie de croissance intéressante.

3 – Le reste d’IBM sera beaucoup mieux aligné sur les besoins des DSI et des entreprises en matière de transformation des activités numériques. Près de la moitié des dépenses technologiques de l’entreprise, et un pourcentage beaucoup plus important des applications sur les activités différenciantes réside dans les budgets de développement, des opérations, du marketing et des produits. IBM sera mieux préparée à aider ces acheteurs avec l’IA, le cloud hybride (une réalité pour nos clients entreprises) et les nouvelles plates-formes commerciales.

Nous apprécions cet accord pour les deux parties.

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