Le rythme de la transformation numérique aggrave la pénurie de talents numériques

L’étude ‘Equinix 2022 Global Tech Trends Survey’ confirme que, selon les décideurs informatiques, la pénurie de talents numériques est aggravée par le rythme de la transformation numérique. À l’heure du tout numérique, le manque de compétences en cloud computing et intelligence artificielle augmente les problèmes de recrutement, et conduit les entreprises à recruter auprès de viviers alternatifs.

Etude — Selon une récente étude Equinix, les responsables informatiques du monde entier sont confrontés à de nombreuses difficultés en matière rétention et de recrutement.

Selon les résultats du Global Tech Trends Survey 2022, en France, 59% des décideurs informatiques considèrent la pénurie de compétences actuelle comme l’une des principales menaces pour leur entreprise. Les organisations, y compris Equinix, cherchent donc à élargir leur vivier de talents en y introduisant des candidats aux profils plus diversifiés par le biais de nouveaux mécanismes de recrutement. Les 2900 des professionnels interrogés reconnaissent que le rythme de transformation du secteur des nouvelles technologies rend la tâche difficile pour les entreprises recherchant des individus dont les qualifications sont adaptées aux défis actuels.

À l’échelle mondiale, les principales problématiques énoncées par les décideurs interrogés sont l’inadéquation des profils des candidats avec leurs recherches et la rétention des talents – recueillant 44% des réponses. En revanche, en France, les insatisfactions liées à la rémunération du personnel (46 %) passent avant les difficultés de rétention des talents (41 %). Le rapport révèle qu’en France, les architectes en sécurité (24 %), les développeurs de logiciels de sécurité (24 %) et les spécialistes du cloud computing (23 %) forment le trio de profils les plus recherchés. L’IA/le machine learning (22 %), l’analyse de données (20 %), l’analyse de sécurité (20 %) et la protection des données (19 %) restent des compétences demandées par les décideurs informatiques français, mais ne sont pas primordiales à l’heure actuelle. Les responsables informatiques s’attendent à voir ces lacunes évoluer, le besoin en spécialistes du cloud étant voué à s’intensifier.

Keri Gilder, CEO de Colt Technology Services : « Trouver les bons profils s’avère réellement problématique dans notre secteur, en particulier dans le software. Le fait est qu’avec la digitalisation des services, tous les secteurs réclament les mêmes compétences. Les talents sont rares et les jeunes n’ont pas encore pris conscience des opportunités disponibles dans le secteur, et par conséquent l’industrie manque de professionnels compétents. Le travail des fournisseurs de services de connectivité n’est la plupart du temps pas évoqué, même au niveau universitaire, et ce en dépit de tout le travail effectué dans les domaines des liaisons par câbles sous-marins, par satellite et par fibre optique. Nous devons mener une réflexion collaborative sur la question des talents, et travailler de façon unie pour favoriser l’intégration de profils variés dans l’attente d’une opportunité. »

Face à cette pénurie de personnel qualifié, de nombreuses entreprises investissent dans la formation et la reconversion de professionnels issus d’autres industries. Ainsi, en France, 48 % des responsables interrogés affirment former des individus provenant de secteurs similaires, tandis que 41 % tentent de renforcer leurs effectifs en recrutant des employés issus de secteurs variés. La pandémie a mis à rude épreuve les entreprises, les conduisant pour certaines à mettre en place le chômage partiel ou même à licencier leurs salariés. Sans visibilité sur leur avenir, de nombreux professionnels ont cherché des opportunités pour renforcer leurs compétences, progresser dans leurs carrières ou changer de secteur. Les entreprises technologiques proposant des offres de formation et de développement seraient donc désormais mieux placées pour séduire des talents.

En France, les professionnels en reconversion proviennent principalement de l’administration (28%) ainsi que de la finance et l’assurance (23%). Le rapport GTTS révèle que les individus réintégrant le monde du travail après une période d’absence sont également nombreux (23%) à se former aux métiers de l’informatique. Ces nouveaux formés permettent généralement aux entreprises de combler un manque de qualifications techniques en occupant des postes d’analystes de données (31 %), de spécialistes du cloud computing (30 %) ou de responsables de la conformité (30 %).

Dans le même temps, les entreprises cherchent à embaucher grâce à des programmes d’enseignement supérieur et d’apprentissage. En France, ces initiatives permettent principalement d’accueillir des apprentis (45 %) ou des stagiaires (39 %). Les entreprises peuvent également externaliser leurs programmes de formation vers ces établissements (35 %), mener des programmes collaboratifs de formation (32 %), ou participer à des salons de l’emploi (28 %).

En France, Equinix est un partenaire de longue date de l’IUT de Villetaneuse. Dès 2012, l’entreprise a contribué à la formation DUT GEII – qui préparait les étudiants aux métiers du datacentre – à travers l’intervention de ses collaborateurs et la proposition de stages qui ont débouché sur une quarantaine d’embauches. Depuis cette année, ce partenariat a pris un nouveau tournant puisque qu’Equinix accueille désormais des étudiants en contrat d’apprentissage dans le cadre du Bachelor Universitaire de Technologie qui a remplacé le DUT GEII. En parallèle, Equinix France a aussi développé un partenariat avec l’ECAM-EPMI avec à la clé des contrats en alternance pour les étudiants du Master spécialité Convergence et Energie-Data. Nous espérons à l’avenir, nouer plus de relations avec les établissements d’enseignement pour sensibiliser le public aux nombreuses opportunités de carrière dans le secteur des datacentres.

« Les problématiques d’acquisition et de rétention de talents pèsent de plus en plus sur les entreprises, et cette enquête le démontre une fois de plus. Les organisations éprouvent des difficultés en matière de recrutement ou de formation. Les employés se reconvertissent pour vivre de leur passion, et c’est à nous qu’il revient de veiller à ce qu’ils se sentent épanouis au travail. Les programmes de formation et de rétention d’Equinix leur permettent de se développer et trouver leur voie », déclare Régis Castagné, directeur général d’Equinix France.

« L’enquête révèle que le manque de profils compétents pénalise le recrutement de talents au sein d’équipes techniques à l’échelle mondiale », explique Brandi Galvin Morandi, directrice juridique et des ressources humaines chez Equinix. « On déplore un manque global de compréhension quant aux compétences spécifiques requises pour certains postes. De plus, les candidats potentiels doivent être mieux renseignés et préparés quant aux opportunités qu’offre l’industrie. »

« Face à ces défis, les entreprises ont l’opportunité inouïe de recruter des talents issus de milieux différents et de les former à de multiples métiers. Nous sommes convaincus que les entreprises doivent permettre aux talents de se développer progressivement dans cette industrie, et de prendre aussi bien en compte les candidats sans expérience que ceux qui sont formés. L’autre opportunité réside dans les programmes de tutorat : ceux-ci permettent aux candidats potentiels de profiter d’un réseau bien établi en matière d’accompagnement professionnel, et mettent les entreprises en relation avec des profils adaptés, afin de se constituer un vivier bien fourni. Enfin, nous encourageons les établissements d’enseignement supérieur et de formation à coopérer avec des équipes techniques au sein d’entreprises, pour s’assurer que leurs programmes aident les étudiants à développer les compétences requises et les préparent à atteindre leurs objectifs professionnels. »

En vue de progresser dans ce domaine, Equinix a récemment lancé la Fondation Equinix. L’entreprise a mis en place des partenariats avec des organisations afin de promouvoir l’inclusion numérique, en offrant un accès aux technologies et à la connectivité, et en permettant aux communautés de développer les compétences nécessaires pour faire carrière dans les nouvelles technologies. La Fondation soutiendra des organismes à but non lucratif préparant des individus de tous âges et de tous les horizons à réussir dans un monde tourné vers le digital.

  • À propos de l’enquête

Cette enquête indépendante d’Equinix a été menée auprès de 2 900 responsables informatiques d’entreprises du continent américain (Brésil, Canada, Colombie, États-Unis et Mexique), de la région Asie-Pacifique (Australie, Chine, Corée du Sud, Hong Kong, Inde, Japon et Singapour) et d’EMEA (Afrique du Sud, Allemagne, Bulgarie, Émirats arabes unis, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Nigeria, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse et Turquie). Les répondants ont été sélectionnés depuis le panel en ligne de Dynata. L’enquête a été menée en ligne entre le mardi 1 mars 2022 et le mardi 29 mars 2022.

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