Moins d’incidents dans les datacenters, mais qu’est-ce qu’ils coûtent cher…

Un rapport de l’Uptime Institute révèle que 60% des opérateurs de datacenters ont subi une panne au cours des trois dernières années, soit un replis sensible d’une année sur l’autre. Par contre, les pannes deviennent de plus en plus coûteuses, entre 100 000 et 1 million de dollars.

Selon une étude de l’Uptime Institute réalisée en 2022, si la panne demeure un risque courant dans les datacenters, leurs opérateurs constatent une diminution de leur nombre.

  • 60 % des opérateurs de datacenters interrogés ont déclaré avoir subi une panne au cours des trois dernières années. Ils étaient 69 % en 2021 et 78 % en 2020.

Une panne sur 6 est qualifiée d’importante

  • 14 % des pannes entrent dans la catégorie « graves ou sévères », soit une panne sur 6.
  • 44 % des pannes ‘importantes’ ont pour cause principale des problèmes d’alimentation électrique du site (power)
  • 14 % proviennent de l’informatique (soft & IT)
  • 14 % proviennent du réseau (network)
  • 14 % proviennent du refroidissement (cooling)

Des pannes toujours plus coûteuses

Si le nombre de pannes tend à se réduire, par contre l’étude de l’Uptime Institute vient confirmer que leur coût ne cesse d’augmenter.

  • En 2022, plus de 2 pannes sur 3 ont un coût estimé à plus de 100 000 $.
  • 45% des opérateurs de datacenters interrogés ont déclaré que leur dernière panne aurait coûté entre 100 000 et 1 million de dollars.

Les causes de la hausse des coûts sont multiples, à commencer par l’inflation et la pénurie des composants. L’Uptime pointe également les amendes, les violations des accords de niveau de service, le coût de la main-d’œuvre, des appels et des pièces de rechange.

Mais l’étude a surtout mis en évidence que la principale raison de cette augmentation est la dépendance croissante de l’activité économique des entreprises vis-à-vis du stockage dans le cloud, avec en corollaire l’interruption des activités et la perte de revenus en cas de perte d’un service informatique critique.

Share: