Pas de Blue Monday pour les datacenters

Le troisième lundi de l’année est considéré comme la pire journée de l’année. Une position unique que la pandémie ne va pas améliorer, ce lundi 18 janvier est placé sous le signe de la déprime !

Une étude de l’agence d’intérim en ligne QAPA vient confirmer la déprime de ce jour, 72 % des Français se sentent plus déprimés que l’année dernière. La crise sanitaire est première cause déprime pour 57 % des Français. Et 41 % des Français estiment que l’année 2021 sera bien pire que 2020…

Optimisme en berne

En 2018, 62 % des Français étaient très optimistes concernant l’avenir. Deux ans plus tard, ils n’étaient plus que 30 %, et ils ne représentent en 2021 que 25 %.

On notera cependant que le Blue Monday s’auto-alimente. Le seul fait de connaitre son existence suffit à ce que nous soyons plus déprimés encore. Le simple fait de savoir que le troisième lundi est censé être le pire jour de l’année semble avoir une influence sur 48 % des personnes interrogées.

Comment est calculée la date du Blue Monday ?

C’est le psychologue Cliff Arnall, professeur à l’université de Cardiff au Pays de Galles, qui depuis 2005 calcul le Blue Monday à partir d’une formule mathématique qui intègre des composants particuliers :

{[W + (D-d)] x T^Q} ÷ [M x N_a]

La formule se décompose en : W = temps, D = dette, d = salaire mensuel, M = bas niveau de motivation, Na = sentiment de nécessité d’agir.

La datacenter n’est pas touché par la déprime

En 2021, l’importance du datacenter ne fera qu’augmenter à mesure que la pandémie, la croissance du cloud et l’émergence de nouvelles technologies telles que l’IA et la 5G continueront de s’imposer. Les datacenters vont jouer leur rôle pour nous maintenir connectés.

Le nombre et la taille des datacenters ne fera également qu’augmenter au cours de la prochaine décennie, au profit de l’hyperscale. Ce dernier accompagne le passage au cloud qui va également se poursuivre en 2021, porté par la recherche de réduction des coûts CAPEX et d’augmentation de la flexibilité, des arguments qui militent contre les datacenters privés mais alimentent la colocation. Selon CCS Insight, d’ici la fin de 2021, la moitié des grandes entreprises auront plus de 50% de leurs applications dans le cloud public , contre 20% en 2019.

La compréhension de leur impact environnemental devient un domaine d’étude important, auquel nous répondons ici en hébergeant le think tank Datacenter en Transition. Si on peut s’attendre en Europe à l’application d’une taxe sur les datacenters en fonction de leur efficacité et de leur consommation d’énergie, mais probablement pas en 2021.

Share:

Author: Yves Grandmontagne

Rédacteur en chef de Datacenter Magazine - Co-fondateur de Human, Business & Technology SCOP SAS (éditeur de DCmag) - Journaliste, conférencier et analyste