Smart Africa Digital Academy s’engage à combler le déficit de compétences numériques des pays Africains

La Smart Africa Digital Academy (SADA) s’engage à combler le déficit de compétences numériques des pays Africains avec son premier lancement national au Congo. SADA est un écosystème d’apprentissage dynamique panafricain visant à améliorer les qualifications en matière de compétences numériques.

L’Alliance Smart Africa – une alliance réunissant 32 pays ; des organisations internationales et des acteurs mondiaux du secteur privé avec comme objectif le numérique en Afrique – a officiellement lancé la Smart Africa Digital Academy (SADA) (SADA.atingi.org) au Centre de Conférence International de Kintélé en présence des ministres des TIC de 18 pays membres de l’Alliance le Jeudi 24 février 2022.

SADA est un écosystème d’apprentissage dynamique panafricain visant à améliorer les qualifications en matière de compétences numériques, l’employabilité et à répondre aux besoins grandissants des citoyens africains en matière de talents.

Pour garantir une mise en œuvre pratique, SADA comporte cinq modules de mise en œuvre, à savoir :

  • Compétences numériques pour tous – s’attaquer à l’alphabétisation numérique d’un citoyen africain inclusif ;
  • Le plaidoyer de STEAM – renforcer la capacité numérique de nos systèmes éducatifs pour intégrer les sciences, la technologie, l’ingénierie, les arts et les mathématiques.
  • Formation spécialisée en TIC – développer et entretenir un écosystème d’innovateurs et d’entrepreneurs dans le domaine des technologies numériques
  • Formation avancée en informatique – soutenir l’apprentissage et la recherche dans le domaine du numérique de manière continue;
  • Renforcement des Capacités des Décideurs (RCD) – donner à nos responsables politiques et décideurs les moyens de connaître les dernières tendances technologiques pour prendre des décisions en connaissance de cause.

Depuis le début de ses activités en août 2020, en se concentrant sur le module RCD, SADA a formé plus de 2000 responsables politiques et décideurs à travers 26 pays sur des sujets de transformation numérique d’actualité, notamment les cas d’utilisation de l’intelligence artificielle, la connectivité 5G, la protection des données et la confidentialité, les politiques de haut débit en milieu rural, les technologies de sécurité, les environnements de sandboxing réglementaires et innovants, les datacenters et le cloud, l’identité numérique pour les personnes mal desservies, le paiement électronique, etc.

L’objectif est d’atteindre plus de 22000 bénéficiaires formés d’ici 2023, soutenus par la vague de mise en œuvre de SADA dans les pays membres.

SADA vise à appuyer les plates-formes, le contenu et les initiatives existantes en réunissant un ensemble d’acteurs de l’écosystème du renforcement des capacités. Jusqu’à présent, SADA a collaboré avec l’Union Internationale des Télécommunications, la Banque Mondiale, GIZ, IEEE, GSMA, Intel Corporation, Microsoft, HPE, Google, Ericsson, Rohdes & Schwartz, pour n’en citer que quelques-uns.

Ayant obtenu un financement initial du Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Economique et du Développement (BMZ) en collaboration avec la Banque Mondiale pour mettre en œuvre le projet AReg4DT (Réglementation Agile pour la Transformation Numérique), SADA se concentrera sur la mise en œuvre d’Académies Numériques Nationales pour soutenir les besoins prioritaires en compétences numériques identifiés de manière unique au niveau national. Les pays actuellement concernés sont le Bénin, le Burkina Faso, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Rwanda et la Tunisie.

S’adressant au public lors du lancement au Congo, le directeur général de Smart Africa, Lacina Koné, a déclaré : « La formation d’un milliard de citoyens peut sembler une tâche impossible. En tant que coalition multipartite, SADA y parviendra grâce aux pouvoirs de l’appropriation, de la collaboration et du partenariat afin de définir un environnement durable pour le développement des compétences. Nous appelons tous nos pays membres, les Etats, le secteur privé, les partenaires du développement et toute partie prenante intéressée à soutenir l’initiative SADA pour rejoindre ce programme ambitieux mais réalisable« .

Au Congo, SADA sera implémenté avec le Centre Africain de Recherche sur l’Intelligence Artificielle (CARIA) dans la capitale Brazzaville et se concentrera sur les décideurs politiques, les jeunes et les professionnels. D’autres pays devraient lancer leurs Académies Numériques Nationales dans les mois à venir.

Avec la vision de créer un marché numérique unique en Afrique d’ici 2030, l’Alliance Smart Africa assurera une transformation numérique inclusive en renforçant les compétences numériques des citoyens africains.

Author: Yves Grandmontagne

Rédacteur en chef de Datacenter Magazine - Co-fondateur de Human, Business & Technology SCOP SAS (éditeur de DCmag) - Journaliste, conférencier et analyste