Spécial immersion – Néphélé Data Control distribue les solutions d’immersion de GRC

Un PUE de 1,03, mais surtout un changement de paradigne chez les DSI, telles sont les promesses de GRC (Green Revolution Cooling), le leader américain de l’immersion depuis 2009, qui a trouvé en Néphélé DC son partenaire pour partir à la conquête de la France.

Les DSI sont confrontés à un changement de paradigme : augmentation de la densité de l’IT et explosion des coûts de l’énergie. Ils doivent disposer de datacenters plus efficaces, plus modulaires, qui leur apportent les outils pour régler plus rapidement des problèmes, tout en étant moins cher en investissement et en usage, et plus engagés sur l’environnement.

L’équation s’annonce difficile à relever. Surtout que le secteur des équipementiers de datacenters s’est montré particulièrement vertueux au cours de la précédente décennie, réduisant sensiblement la consommation énergétique des équipements électriques et de refroidissement. Avant de s’attaquer à la partie IT…

Cependant, GRC affirme détenir la solution, comme nous l’a affirmé Jim Weynand, Chief Revenu Officer de GRC, venu confirmer le partenariat établi avec Néphélé DC, que nous avons rencontrés et interviewés (voir nos vidéos).

L’immersion pour quoi faire ?

Jim Weynard voit deux cibles principales à l’immersion : tout d’abord la densité avec l’objectif de passer les datacenters en haute performance ; ensuite les datacenters vieillissants à upgrader rapidement. Et une étude réalisée par GRC a de quoi faire rêver : -50% sur le coût de construction ; -90% sur les dépenses d’énergie liées au refroidissement ; et -50% sur les opérations et la maintenance.

Ajoutons à cela un PUE sur cette technologie qui est confirmé à 1,03 – PUE permanent, et non pas un PUE au top comme calculé actuellement -, et une réduction de 40% de l’empreinte carbone. N’oublions pas non plus des gains importants sur le refroidissement, le confort et la sécurité particulièrement appréciés par les DSI. “Simplifier les opérations est certainement un des principaux bénéfices”; affirme Jim Weynard.

Pourquoi les DSI doivent-ils s’intéresser à l’immersion ?

L’intelligence artificielle, le machine learning, l’Internet des Objets, ou encore la réalité virtuelle, la demande s’accélère sur la densité des infrastructures IT et sur les GPU. Les DSI poussent les équipements IT vers leurs limites. La haute densité s’impose, mais le datacenter doit s’adapter. Avec des racks qui consomment toujours plus, le datacenter continue de chauffer. Mais les techniques de refroidissement usuelles, clim, free cooling, adiabatique, etc., montrent leurs limites.

S’ajoute le statu quo des DSI qui ne veulent rien changer…

Pour atteindre les objectifs d’efficacité énergétique, de PUE et d’empreinte carbone, il faut une rupture. Les limites sont aujourd’hui connues . Le refroidissement par air qui climatise une salle entière atteint ses limites vers les 15 kW/Rack. Le confinement en allées chaudes et froides a aussi ses limites vers les 25kW/Rack. La limite des systèmes d’échange liquide vers gaz Rear Door Heat Exchanger Cooling (RDHx) est à 55 kW/Rack. Quant au refroidissement liquide sur le chip (Liquid-to-Chip), sa limite est à 75 kW/Rack. On ajoutera que peu des DSI et responsables techniques apprécient de mettre de l’eau à proximité des serveurs…

Et l’immersion ? L’immersion cooling, les serveurs sont immergés dans une huile, permet d’atteindre des densités de 184 kW/Rack sur de l’immersion une phase (uniquement huile), et 250 kW/Rack en 2 phases (huile et échangeur eau). Sur une serveur qui opère à 100% et à 32°, la température au cœur du CPU atteint 85°. Sur un serveur immergé à température de 34°, la température au cœur du CPU atteint 65°. Soit une réduction de la consommation électrique du serveur de l’ordre de 10 à 20%, voire plus.

Les choses qui fâchent…

Si des zones d’ombre demeurent, elles se réduisent.

  • Les fluides – Certes certaines huiles ont par le passé présenté des défauts, ce qui a favorisé la corrosion de certains équipements. Avec la maturité et l’arrivée de pétroliers comme Shell ou Total, ces problèmes sont résolus. On reproche également aux huiles d’être dangereuses, de dégager des vapeurs et de brûler… et bien non, les huiles sont non volatiles, non toxiques et non-inflammables. Et les pétroliers offrent la capacité de recycler le fluide.
  • Les équipements IT et la maintenance – Chez GRC, les racks sont à l’horizontal et ne partent pas à la conquête des plafonds. Ils sont même souvent moins lourds que des châssis classiques, donc pas de renforcement ou de changement de plancher. Et la maintenance est simplifiée.
  • Les serveurs – La question n’est pas de savoir si les serveurs peuvent être immergés, mais plutôt si les fabricants de serveurs les certifient pour l’immersion. Un serveur immergé est plus simple et donc moins coûteux à construire, il est expurgé de tous les systèmes de refroidissement (ventilateurs, chemins d’air, etc.). GRC a passé des accords avec Dell et Supermicro, par exemple, qui donne à ses clients un accès à des serveurs certifiés donc garantis. HPE, IBM, Cisco suivent, et même Intel semble vouloir infléchir son opposition à l’immersion, pour des questions de garantie.

Les premiers clients

Jim Weynard évoque ses principaux clients : tout d’abord les telcos avec la 5G, puis les Fintech, la santé, le maintien des applications sur site, et le gouvernement et la défense. Notons que le HPC (calcul) souvent présenté en France comme le terreau de l’immersion, ne représente que 10% des projets de GRC.

Datacenter modulaire en immersion pour l’armée US

Techniquement, GRC proposerait une délai de livraison de 12 semaine et dispose d’une garantie mondiale AVASO, avec réponse en 2 heures.

Néphélé Data Control – expert de l’exploitation des salles informatiques, du DCIM, et des services et outils dédiés à l’urbanisation, l’exploitation et aux relocalisations des datacenters – devient partenaire de GRC. Il rejoint la GRC Global Alliance, où l’on retrouve Dell qui porte des projets de datacenters en immersion avec NTT en Indes, ainsi qu’en Grande-Bretagne et au Portugal.

Mais le plus important pour Philippe Bernardini, le fondateur de Néphélé DC, c’est “le changement de paradigme, face aux DSI qui doivent changer leur vision, et adopter une façon la plus rapide des régler de problèmes, pour disposer de datacenters plus efficaces. Le marché est piloté par les IT.

Author: Yves Grandmontagne

Rédacteur en chef de Datacenter Magazine - Co-fondateur de Human, Business & Technology SCOP SAS (éditeur de DCmag) - Journaliste, conférencier et analyste

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